archives‎ > ‎Spécial "mariage"‎ > ‎

Lettres

Lettre de l'AFC et de Familles de France

Madame la Députée,

Le gouvernement de Monsieur Hollande vient de nous annoncer, via Madame Christiane Taubira et Monsieur Jean-Marc Ayrault, l'accélération de la procédure de légalisation du mariage homosexuel et de l'ouverture de l'adoption par des couples du même sexe.

Nous sommes très inquiets par la mise en application d'une loi qui n'obtiendrait pas le consensus de nos concitoyens et qui est très lourde de conséquences, sans une vaste concertation préalable qui nous paraît indispensable.

Même si ce projet faisait partie du programme de Monsieur Hollande, nous doutons fort que la majorité des électeurs soient favorables à ce changement de société. Dans ce cas, cette loi, loin de réduire des inégalités et des souffrances véritables, ne ferait que les amplifier.

Ce projet de loi, initialement mal présenté à la population, qui ne peut s'opposer à accéder à une revendication d'une minorité réclamant une égalité de droits, doit exposer clairement ce qu'il représente pour l'écologie humaine et la réalité naturelle d'une communauté de vie source d'enfants.

Si l'on demande à un enfant s'il est d'accord pour qu'un couple homosexuel qui s'aime se marie, il va probablement dire oui, car il ne se sent pas concerné et ne voit pas pourquoi il s'opposerait au sentiment amoureux de qui que ce soit. Mais si on lui demande si, en cas de disparition accidentelle de ses parents, il ne verrait pas d'inconvénient à être adopté par deux hommes ou deux femmes, son opinion va être différente. Car il sera concerné. De même, des adultes peuvent être favorables à ce projet de loi, mais si on leur demande s'ils ne verraient pas d'inconvénient à ce que leurs enfants, s'il leur arrivait personnellement un malheur à eux, parents, soient adoptés par un couple homosexuel, il en serait de même, l'opinion ne serait plus la même, car même si certaines situations de couples hétérosexuels s'avèrent dramatiquement mauvaises, il n'empêche que le cadre idéal pour élever un enfant reste celui d'un couple complémentaire, formé d'un homme et d'une femme, qui s'aiment et élèvent ensemble, de façon complémentaire les enfants qui leur sont confiés, de façon naturelle ou par la voie de l'adoption.

L'idée de la mise en application d'une loi parce qu'elle faisait partie d'un programme électoral, sans aucune concertation malgré la gravité des conséquences sur notre société, ne nous semble absolument pas démocratique ni digne d'un gouvernement quel qu'il soit ! Ainsi, tous les députés socialistes, tous les sénateurs socialistes seraient tenus, obligés de voter pour un projet de loi simplement parce qu'il faisait partie d'un programme ? Chaque député, chaque sénateur ne peut voter avec sa liberté de conscience, après avoir échangé avec ses électeurs, après avoir approfondi le sujet ?

L'ampleur de ce projet justifie bien évidemment une concertation indispensable et nécessaire qui doit précéder le vote de cette loi.

Pour nous, il s'agit d'un projet de loi d'une grande envergure, qui exige une consultation très large : des Etats Généraux ou au minimum un référendum.

Le fait que nous soyons un pays laïc ne peut justifier l'absence de concertation comme semble vouloir nous l'expliquer Mr Ayrault. Il n'y a pas que les personnalités religieuses qui ne soient pas favorables à ce projet, et si c'était le cas, le pourcentage de pratiquants français étant ce qu'il est, notre gouvernement ne prendrait absolument aucun risque en lançant un référendum ! Mais vous savez très bien que beaucoup de non-croyants, beaucoup de socialistes, et même des homosexuels ne sont pas d'accord avec ce projet. Faire passer une loi alors qu'une majorité serait contre, risquerait fort de créer plus d'injustice, plus de souffrance... Et l'ouverture du débat aurait au minimum, nous l'espérons, le mérite d'ouvrir les yeux sur une réalité : l'existence de la personne homosexuelle, la réalité de sa souffrance, son besoin bien naturel, respectable, et que nous avons le devoir d'assouvir de vivre en paix, en harmonie et avec bonheur au sein de notre société. Mais sans dénaturer le mariage ! Sans nuire à quiconque !

Nous sommes bien entendu à votre disposition pour venir vous rencontrer, vous présenter nos arguments. Notre première conviction étant que le mariage et la famille sont une réalité naturelle par-delà les clivages religieux et idéologiques. Nous défendons une écologie humaine !

Nous espérons que vous pourrez contribuer à lancer cette concertation qui nous paraît indispensable.

Dans l'attente de vos nouvelles, recevez, Madame la Députée, nos sincères et cordiales salutations

Xavien Vercken (AFC), Frédérique Blin (AFC), Charles-Emmanuel Foltzer (Familles de France)

Lettre de la CNMFF au Président de la République

Monsieur le Président de la République,

La Fédération Nationale de la Médaille de la Famille Française, apolitique et aconfessionnelle, s'alarme du projet de loi ouvrant à des personnes de même sexe l'institution sociale que constitue le mariage civil.

La loi n'a pas pour objet de réglementer les sentiments privés.

L'enjeu d'une loi sur le mariage est l'intérêt supérieur de l'enfant. Malheureusement, il est passé dans les usages de dire que l'enfant n'est que le fruit d'un projet parental, et l'on oublie trop souvent qu'au contraire, il existe par lui-même et qu'il est titulaire de droits qui lui sont propres. Il a en particulier un droit à l'éducation, confiée au père et à la mère.

L'urgence à répondre à une promesse électorale ne peut justifier, en si peu de temps, de remettre gravement en cause le droit de l'enfant à avoir un père et une mère. Les psychiatres, les statisticiens, les sociologues soulignent que la différence ontologique entre le père et la mère est nécessaire à leur enfant pour qu'il se construise.

La perception de la claire possibilité d'une filiation biologique par rapport à son père et à sa mère permet à l'enfant de se situer dans son environnement social et d'y tisser des relations. En sentant ses parents essentiellement différents l'un de l'autre, il peut se construire et commencer à exister par lui-même.

Nous ne pourrions accepter les appellations neutres qui découleraient de cette indifférenciation : parent 1, parent 2, et parent 3 pour le parent biologique... Quelles frustrations et quels contentieux se déclineraient sous de tels termes ! Qui serait le parent 1, qui ne serait que le parent 2... ?

Pensez-vous que la société française soit ainsi préparée à ce séisme que constituerait l'effacement pur et simple de la référence à la paternité et à la maternité telle qu'elles sont encore définies par le Code Civil ?

Devant de tels enjeux la Fédération Nationale de la Médaille de la Famille Française réclame la convocation d'Etats Généraux de la Famille pour permettre un débat honnête sur les risques inhérents à une telle réforme.

En vous remerciant de prendre en compte notre demande, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération

Marie-José Thollot

Version originale

L'avenir de la famille et de la société passe par un discours de vérité sur la sexualité

Tous les gens lucides savent à présent qu'il faut d'urgence protéger la planète. En cela, les écologistes auront été de bons prophètes... Leur position est conservatrice, dans le bon sens du terme : ne modifions pas les équilibres que nous ne maîtrisons pas, gardons vierges certains espaces, préservons autant que possible la biodiversité, soyons prudents vis à vis de l'ingénierie biologique, et par exemple n'autorisons pas une large diffusion des OGM.

Un combat similaire est engagé en faveur de la société, autour du débat sur la famille et l'homoparentalité. Les mêmes écologistes ont souvent été en pointe pour revendiquer la reconnaissance du mariage homosexuel et l'adoption d'enfants par les couples homosexuels.

En cela, ils sont de mauvais prophètes : si le principe de précaution vaut pour la nature en général, il vaut évidemment pour l'être humain, qui en est l'un des fleurons. Certes, rien ne dit qu'un couple homosexuel n'est pas capable d'élever aussi bien un enfant, voire même mieux, qu'un couple hétérosexuel. Et je suis à la fois convaincu du profond désir d'enfant de certains homosexuels et de leur capacité à devenir des parents aimants et créateurs. De même, rien ne dit qu'une plante transgénique ne nourrit pas aussi bien qu'une plante naturelle, et qu'elle est même peut-être mieux protégée, plus adaptée, plus productive... Au moins à court terme et en se focalisant sur son strict périmètre.

Est-ce une raison pour transgresser l'ordre naturel ? Pour le vivant végétal, certains esprits lucides pressentent bien que ce franchissement de limites est potentiellement dangereux -pour l'avenir de la plante elle-même, pour son écosystème, ses spécificités ou immunités fragiles, pour ce qui se passe dans les parcelles voisines. La nature est d'une telle complexité, d'une telle précision, d'une telle interactivité, d'une telle puissance, d'une telle difficulté à maîtriser que la société s'interroge à juste titre sur les dégâts irréparables que peuvent causer nos interventions.

Pour le vivant humain, certains voudraient que tout soit permis, alors que le "matériau" psychologique, social, culturel est plus complexe encore. La finalité du couple et de la famille est remise en cause. Le modèle parental hétérosexuel, seul apte à reproduire la famille au sens physique et hors manipulations médicales, est relativisé, voire décrié. Nos apprentis sorciers rêvent parfois d'une reproduction découplée de la famille, à l'instar d'une sexualité à présent débarrassée de la procréation et de l'amour...

A titre d'exemple, les déclarations de Clémentine Autain font froid dans le dos. En voici deux :

  • (sur RTL) : "la famille, c'est totalement dépassé ; ce qui compte, ce sont les choix individuels. Le mariage homosexuel consacrera la fin de la famille, nous l'aurons dans un jour proche. Ne nous inquiétons pas pour les enfants qui souffrent du divorce de leurs parents, car comme bientôt tous les couples passeront par cette étape, ils n'auront plus que ce référentiel sous les yeux"
  • (aux Rencontres Nationales Adoption et Homoparentalité, le 6 avril 2012) : "Je me souviens d’un débat que j’ai récemment eu, sur France Inter, avec une représentante du FN. Cette dernière exprimait son opposition au mariage homosexuel en soulignant qu’une famille, c’est un papa et une maman. Toutefois, en dépit de mes questions répétées, elle n’a jamais été en mesure d’expliquer en quoi consistait exactement la différence entre un homme et une femme. Or la définition de cette différence constitue un enjeu politique et social. Il y a évidemment besoin d’une temporalité pour digérer ce qu’a été la révolution féministe au XXème siècle. Il y a eu l’émancipation de la femme, l’affirmation de l’égalité entre les femmes et les hommes, le droit au divorce et surtout la dissociation entre la sexualité et la procréation avec le droit à la contraception et à l’avortement. A l’échelle de l’humanité, ce sont des bouleversements considérables. Il faut les digérer et aller jusqu’au bout de ce qu’implique une véritable révolution féministe qui nous sorte des normes hétérosexistes dans lesquelles la société demeure profondément embourbée, même si elle s’ouvre. Ainsi, je suis ravie que 60 % des Français soient désormais favorables au mariage des couples de même sexe. Si nous étions aux responsabilités, nous ferions ces réformes importantes, mais nous n’estimerions pas que nous sommes arrivés au bout du bout. Le chantier qui est devant nous concerne cette réflexion visant à déconstruire les modèles imposés de la famille normée telle qu’elle a existé pendant des siècles."

Déconstruire les modèles imposés de la famille normée (ancestrale et ringarde...), voilà donc le programme... Est-ce vraiment le désir d'une majorité de Français? Ne tiennent-ils pas, profondément, à la famille, comme cellule de base de la société ? Vers où allons-nous si, comme dans "Le meilleur des mondes", les enfants sont produits, élevés, conditionnés hors du milieu naturel que constitue leur famille? Appliqué au vivant humain, le principe de précaution ne justifie-t-il pas une attitude très prudente vis à vis de ce type d'expérimentation sociale?

Les homosexuels sont nos frères ou soeurs, et méritent notre amitié, pas de problème là-dessus et honte à ceux qui les moquent. Par contre, invoquer le droit à l'enfant pour tous, quelque soit son choix de vie, cela semble bien individualiste, bien narcissique, bien court-termiste. L'enfant, lui aussi, a ses droits, et en premier lieu celui de naître de façon "normale", dans une famille "normale" (surtout en ces temps de présidence "normale"...). Affirmer cette conviction, ce n'est pas être réactionnaire, c'est respecter infiniment la spécificité de la vie humaine. Cette question est absolument essentielle dans le débat qui va s'ouvrir cette année dans notre pays. 


Lettre de M. A. Morizet à son député

Monsieur le Député.

Je viens vers vous en tant qu’élu de ma circonscription.

Vous avez dit, pendant les législatives et pour répondre à la question posée, que vous étiez pour le mariage homosexuel et l’adoption par les couples ainsi constitués. Le format de l’émission vous avait empêché d’en dire plus.

Je reviens en conséquence vers vous pour vous demander, non pas la raison, mais de vous exprimer et d’agir afin que cette question soit posée aux citoyens avant qu’un texte soit présenté.

Nous savons tous que présenté à la chambre, le texte sera adopté sans coup férir puisque une partie ira en vote bloqué et l’autre en ordre dispersé. Donc effets de manches assurés, phrases au vitriol et débat escamoté.

Le projet figurait bien dans le programme du Président mais n’a jamais été débattu et vous êtes suffisamment objectif pour me suivre : les français n’ont pas voté sur cette proposition.

Votre soucis Monsieur le Député a toujours été d’être à l’écoute et de débattre, c’est pourquoi j’ai bon espoir que vous « entendiez » ma demande et en parliez autours de vous.

Je ne vous donne pas ma position, vous l’avez devinée, et elle n’a aucun intérêt dans ce message. Par contre soyez vigilant aux français : aujourd’hui ils se moquent complètement de la question et ne vois pas trop bien quelle différence elle introduit, uniquement parce que il n’en a jamais été débattu. Rien de plus.

Quant à la forme, je fais mien un argumentaire lu dans un journal local que vous connaissez bien, je cite :

« ………. cette question interroge la conscience de chacun, ….  le débat n’est animé que par des déclarations épiscopales qui risquent de faire croire que l’opposition au projet est purement religieuse, alors qu’elle a bien d’autres motifs d’ordre : éducatif, familial, juridique, sociétal et même sémantique…. Nous citoyens français avons notre mot à dire ».

Le verbe est simple et non agressif,  il appelle à un débat apolitique, mesuré et argumenté.

Bien à vous,

Axel Morizet

Lettre de Mme A. Chareton au Président et aux membres du gouvernement

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Premier Ministre,

Madame la Ministre de la Justice,

Madame la Ministre de la Famille,

Ayant été pendant plusieurs années bénévole dans une association « Grossesse Secours » pour venir en aide aux femmes enceintes en détresse, étant mariée, mère de famille nombreuse et juriste de formation, j’ai une expérience de la réalité des problèmes familiaux et des connaissances qui devraient attirer votre attention.

Le projet de loi que vous préparez afin d’étendre aux personnes de même sexe les dispositions actuelles du mariage serait une très grave erreur, notamment en raison de ses conséquences sur la filiation et l’adoption, mais aussi parce qu’il ne permettrait pas une égalité des personnes fondée sur une égalité de situation.

1)      en ce qui concerne les conséquences sur la filiation et l’adoption

Je ne souhaite pas ce changement car pour satisfaire aux revendications d’une minorité (et en fait d’une partie seulement d’une minorité) vous voulez bouleverser toute la société en effaçant du Code Civil les termes de père et de mère.

Or, un enfant,  pour grandir de façon équilibrée, a besoin à la fois d’un père et d’une mère.

Vous dites, par la bouche du Ministre de l’Intérieur, et avec raison, que dans notre société il y a besoin de repères, d’autorité et d’interdits. C’est normalement le rôle du père, tous les psychologues et les psychiatres vous le diront, que d’apporter ce cadre sécurisant aux enfants.

La mère quant à elle, est particulièrement indispensable dans les premières semaines et les premiers mois de la vie, un homme ne pourrait la remplacer, ne serait-ce que pour allaiter !

Par la suite, l’enfant pour grandir et s’épanouir continue à avoir besoin d’un père et d’une mère ; tous les psychologues et psychiatres le répètent : l’enfant a besoin de se référer à la fois à un modèle masculin et à un modèle féminin, pour construire sa personnalité sexuée. Un couple homosexuel par nature ne peut pas offrir à un enfant ce cadre dans lequel chaque sexe, étant complémentaire de l’autre, trouve en tant que tel son plein épanouissement.

Certains diront que Les accidents de la vie font qu’aujourd’hui bien des enfants vivent dans un foyer monoparental, une famille recomposée, ou avec un parent ou un beau-parent qui n’est pas le leur : ces situations ne sont pas l’idéal, vous le savez bien.

Ce n’est pas parce que ces situations existent qu’elles ne représentent pas une souffrance pour les personnes qui y sont confrontées. Pourquoi faire de ces situations qui ne sont pas toujours souhaitées, mais souvent subies, une norme, en permettant l’adoption par des couples homosexuels ?

Un autre point important par rapport à l’adoption est la question des origines : Si un enfant a besoin de grandir en se situant par rapport à  un modèle féminin et un modèle masculin, il a besoin avant toute de connaître ses parents biologiques : c’est par ses vrais parents que tout enfant désire avant tout être aimé et élevé, c’est un besoin inscrit au fond de chaque être humain. Et lorsque ce n’est pas possible, l’enfant en gardera toute sa vie le regret.

J’ai dans mon entourage plusieurs couples (hétérosexuels !) qui, ne pouvant avoir d’enfants, ont adoptés des enfants « remis à l’adoption » par l’administration. Ces enfants ont reçu de leurs parents adoptifs toute l’attention et tout l’amour que l’on pourrait leur souhaiter, et ont bien  été informés, avec délicatesse, de leur histoire particulière. Pourtant, ils ont tous eu, en particulier au moment de l’adolescence, de grandes difficultés avec leurs parents, je dirais des difficultés supérieures à la moyenne. Ces difficultés sont liées à la souffrance d’avoir été un jour abandonné. Plusieurs d’entre eux ont pu retrouver un certain équilibre après avoir eu accès aux informations concernant leurs parents biologiques et certains ont éprouvé le besoin irrépressible de prendre contact avec leur famille d’origine, ce qui a été possible dans un des cas que je connais, et a eu un effet très bénéfique sur l’équilibre du jeune concerné.

Ceci rejoint des choses dont on parle davantage aujourd’hui : on sait que les enfants «nés sous X » souffrent énormément de n’avoir pas accès aux informations concernant leurs origines. Le livre d’Anna de Costa « On dit que les orchidées… » en est un poignant témoignage : Ils se sentent « déracinés » ou plus exactement « privés de racines »…

Ouvrir la possibilité d’adopter aux couples homosexuels ne ferait qu’ajouter à ces difficultés et à ces souffrances : On ne doit pas à la fois priver un enfant d’un père ou d’une mère et brouiller ses repères de filiation.  Même s’il est adopté et élevé par un couple homosexuel, il faudra bien que l’enfant sache qu’il vient d’une cellule masculine et d’une cellule féminine. Il aura le désir de savoir qui sont ses parents biologiques, et il lui manquera une référence masculine ou féminine.

Ces constatations valables pour l’adoption sont encore plus vraies pour la procréation médicalement assistée.  Car on sait bien que cette possibilité d’adoption qui est aujourd’hui envisagée pour les couples homosexuels débouchera tôt ou tard sur d’autres dérives encore plus traumatisantes pour l’enfant : des femmes homosexuelles tentent déjà de devenir mère sans « connaître » d’homme au sens biblique du terme ; des couples homosexuels masculins passeront des « commandes » d’enfants à des mères porteuses…Les enfants qui seront élevés dans ces foyers n’auront plus aucun repère de leur filiation, à moins qu’on ne mette en place une parentalité à trois ou à plusieurs… !

Ceci dit l’adoption et l’accouchement sous X sont tout de même une bonne solution lorsqu’il n’y a pas d’autre choix, et grâce à ces possibilités les enfants concernés peuvent vivre et être heureux quand même ! Mais actuellement le nombre d’enfants « adoptables » étant limité, il parait évident qu’il faut, dans l’intérêt des enfants, privilégier l’adoption par les couples hétérosexuels. Il doit en être de même bien entendu, pour la procréation médicalement assistée , comme vous l’avez-vous-même pensé.

2)      en ce qui concerne l’égalité des situations

Vouloir rétablir l’égalité entre les personnes ne doit pas conduire à traiter de façon identique des situations différentes : un couple composé d’un homme et d’une femme et qui est appelé par nature à donner la vie ne peut pas être  considéré à l’égal d’un couple homosexuel, dont l’union est stérile par nature, et ce, quels que soient par ailleurs les sentiments.

Ce n’est pas faire de la discrimination que de consacrer par des lois différentes le fait que l’homme et la femme sont appelés ensemble à être des parents, et les couples homosexuels non.

Il y a peut-être  quand même des améliorations légales à apporter pour permettre à deux personnes du même sexe de consolider leurs liens juridiques, si elles le souhaitent ; il est sans doute nécessaire de réfléchir également aux dispositions qui seraient les meilleures pour organiser leurs relations avec les enfants éventuels de l’un ou de l’autre. En tout état de cause, lorsque des enfants nés d’une union hétérosexuelle sont présents, il faut trouver des solutions pour maintenir autant que possible et par priorité les liens de l’enfant avec ses deux parents biologiques.

Mais ces aménagements ne doivent pas conduire à supprimer dans le Code Civil les notions fondamentales de père et de mère auxquelles doit pouvoir se référer tout enfant, et ne doivent pas entraîner une dénaturation du mariage.

En conclusion, 

S’il est nécessaire de veiller à l’absence de discrimination et à la tolérance de la société envers les orientations sexuelles de chacun, il ne faut pas « jeter le bébé avec l’eau du bain » !

Les enfants sont des personnes qui doivent être respectées et protégées, pas des objets de désir. On doit leur offrir les meilleures chances dans la vie en leur donnant la possibilité de grandir comme les autres au sein d’un foyer avec un père et une mère. C’est aussi une question d’égalité, mais celle-là dans l’intérêt des enfants qui sont les êtres faibles à défendre.

Le principe de précaution pour ne pas déséquilibrer les générations futures commande donc de ne pas toucher au mariage civil actuel et de chercher plutôt des améliorations juridiques dans la situation des couples homosexuels et dans leurs relations avec leurs enfants existants, peut-être par une union civile plus forte que le PACS, mais différente du mariage.

J’espère donc que vous ne poursuivrez pas ce projet de changement du Code Civil dans la précipitation et sans permettre la réflexion et les débats les plus larges, pour que la France reste un pays où les enfants seront élevés dans les meilleures conditions et ne seront pas l’otage des adultes !

En vous remerciant si vous avez eu la patience de me lire jusqu’au bout, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre et Madame la Ministre de la Justice, l’expression de mes respectueuses salutations.

Aix-en-Provence, le 8 octobre 2012

A. Chareton

Mail de Mme A. Chareton à son député

Monsieur le Député,

 

Avant votre élection, je m’étais déjà permis de vous écrire au sujet du mariage homosexuel, pour attirer votre attention sur cette question importante.

Vous m’aviez répondu alors (le 8 juin dernier) : « Les sujets que vous évoquez sont particulièrement complexes et dépassent, de loin, les clivages politiques. J'ai conscience de ces difficultés, c'est pourquoi je souhaite qu'un débat large et sérieux soit publiquement mené sur ces questions ».

Votre réponse rejoint tout à fait la demande faisant actuellement l’objet d’une pétition http://www.tous-pour-le-mariage.fr/ qui demande que se tienne un débat national sur cette question. Cette pétition depuis seulement huit jours a déjà recueilli 62.000 signatures et elle ne va certainement pas s’arrêter là.  Ce succès montre que cette question du mariage homosexuel n’est pas un sujet anodin, mais au contraire que beaucoup de nos concitoyens sont conscients que la loi actuelle en préparation risque d’avoir des répercussions profondes sur la société pour l’avenir.

Ce serait formidable si vous pouviez soutenir vous aussi cette pétition, comme l’ont déjà fait aujourd’hui 6 députés dont un député PS de Martinique.

Je me permets de vous envoyer la copie d’un courrier que j’ai adressé au Président de la République, au Premier Ministre, à madame Taubira, la ministre de la Justice et Garde des Sceaux et à Madame Bertinotti, Ministre Déléguée à la Famille lui présentant les raisons pour lesquelles ce projet de loi ne doit pas être voté sans un débat, et même profondément revu.

Je compte sur vous pour demander au gouvernement et à  tous vos collègues députés de favoriser la tenue de ce débat et j’espère que tous les arguments présentés en faveur des enfants seront entendus.

Je vous en remercie et vous adresse mes très sincères salutations, ainsi que tous mes encouragements dans votre tâche.

Lettre de K. Philipon-Mrowiec

Madame, Monsieur le député / le sénateur,

Madame Christiane Taubira, Garde des sceaux, a déclaré dans la presse que l'ouverture au mariage et à l'adoption pour les personnes de même sexe ferait l'objet d'un projet de loi présenté dès le mois d'octobre en Conseil des ministres.

Le calendrier semble se précipiter au détriment de la concertation, malgré les engagements réitérés du président de la République à consulter la société civile sur les réformes envisagées.

Comme celle organisée pour la récente révision de la loi de bioéthique, cette concertation est absolument indispensable. Comment, sinon, mesurer l'ampleur et la complexité de la réforme envisagée ? S'il est adopté, le projet de texte présenté par le ministre de la Justice aboutira, en effet, à réécrire de nombreux articles du Code civil. Au-delà des seuls aspects juridiques, ce sujet concerne l'avenir de notre société.

La compréhension du couple humain, de la famille et des droits de l'enfant, à commencer par celui d'être élevé par un père et une mère, appellent une réflexion approfondie. Le Parlement s'honorera à demander que ses travaux soient précédés d'un large débat public pour permettre que toutes les voix soient entendues. Un tel débat permettra d'éviter de réduire le mariage à l'enregistrement des sentiments ou à un simple contrat patrimonial privé.

Le sujet concerné nécessite qu'on s'y arrête et ne peut faire l'objet d'un examen dans la précipitation. C'est pourquoi je vous demande aujourd'hui de vous exprimer en faveur d'un tel débat auprès du Gouvernement. Il en va de la vitalité de notre démocratie.

Me tenant à votre disposition pour toute question concernant ce sujet, je vous prie de croire, Madame, Monsieur le député / le sénateur, en l'expression de ma considération.

K. P.-M.

Lettre de F. Blin

Monsieur Binet,

 

Je suis choquée de lire dans votre communiqué du 19 novembre que « les manifestations qui se sont déroulées ce Week-end n’entament en rien la volonté de faire aboutir l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe ».

 

Que le gouvernement ait une volonté, soit. Qu’il reste sourd aux cris des électeurs, je ne peux pas le comprendre !

 

Je suis même choquée, je dois vous l’avouer, de constater le mépris du Gouvernement envers les x00.000 personnes ayant manifesté samedi, et sa façon de se plier devant les menaces de 3 membres de l’Inter-LGTB ! Le communiqué de presse du 21 novembre de cette association est honteux ! Et la réaction du Gouvernement aussi. Ceux qui agissent sans agressivité, sans menaces, en vérité, sans mensonge, ne se font pas entendre. Et ce sont ceux qui écrivent : « L’inter-LGBT exige d’être reçue par le Président de la République afin d’obtenir de sa part des explications… »  « l’Inter-LGBT suspend toutes ses relations avec le Gouvernement » qui sont reçus et obtiennent satisfaction le jour même  ! La conduite, les paroles, les lois de notre Gouvernement sont ainsi dirigées par l’Inter-LGBT, qui ne représente qu’une infime partie des homosexuels qui s’élèvent, de plus en plus nombreux, contre cette association et surtout contre ce projet de loi ?! Avez-vous lu, Monsieur Binet, ce témoignage : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/710831-mariage-pour-tous-je-suis-homosexuel-pas-gay-cessez-cette-confusion.html

 

Nous avons entendu à maintes reprises que ce projet de loi faisait partie du programme de Mr Hollande. Mais vous le savez fort bien, Mr Binet, si votre rôle n’avait d’autre but que « faire aboutir » des projets de lois, alors nous ne serions pas en démocratie et votre rôle n’aurait aucune utilité, ni  celui des députés.

 

Je suis donc très surprise par votre communiqué. « En tant que rapporteur du Projet de Loi ouvrant le mariage pour les personnes de même sexe », il me paraît normal, et important, comme à vous, « que tous comprennent l’aspiration des nombreuses familles homoparentales à un cadre juridique stable et protecteur ». Soit. Les accepter, c’est autre chose, car il y a plusieurs façons de répondre à cette aspiration ! Et ce sont des spécialistes du droit qui le disent ! Les entendrez-vous ? Les députés pourront-ils les entendre ? Alors votre conclusion « le mariage est la réponse à cette aspiration » me semble manquer totalement d’impartialité, que me paraît pourtant indispensable dans votre rôle ! Vous n’avez pas encore entendu, écouté les principaux intéressés, les spécialistes de l’enfance, et vous avez déjà la réponse ! Le débat ne fait que commencer mais vous avez déjà décidé de son issue ! Vous refusez totalement à la fois d’écouter ce que les Français pensent de ce projet, et de présenter aux députés un débat objectif !!!

 

Monsieur le rapporteur du projet de loi, je me fais le porte-parole de plus de 10.000 manifestants dans Marseille samedi dernier. Ecoutez-les, je vous en prie, Monsieur Binet : http://www.youtube.com/watch?v=RzIu_wUinMk&feature=share. Ecoutez Hervé, homosexuel, s’insurger contre ce projet, écoutez Marie-Rose, adorable maman de 12 enfants, déjà 10 fois grand-mère, présidente d’une association qui fait à Marseille un formidable travail auprès de familles pour éviter la délinquance, venir en aide aux familles en difficulté ! Elle veut ce qu’il y a de mieux pour les enfants, et pour cela aucun doute : un papa et une maman ! Ecoutez-les je vous en prie.

Ces hommes, ces femmes, ces enfants ont manifesté dignement, sans réagir aux attaques qui n’ont cessé tout du long du parcours, fruit d’un petit groupe très déterminé, agressif, et refusant l’expression pacifique de familles venues dire combien elles tiennent à la famille, combien il nous semble important de ne pas jouer avec la filiation, de préserver l’égalité de tous les enfants à avoir un père et une mère, à ne pas priver nos jeunes de repères, à ne pas enlever  à tous les pères et les mères leur rôle complémentaire irremplaçable. Je veux me faire leur porte-parole pour vous dire que la plupart des homosexuels ne veulent pas de ce projet de loi, que nous ne voulons pas que notre société soit dirigée par la minorité d’une minorité, qui nous ment, qui nous menace ! Nous voulons préserver l’égalité entre TOUS les enfants d’avoir un père et une mère ! Je voudrais terminer par un petit témoignage personnel. Tous les dimanches, je vais à la messe, puis je vais acheter mon pain au Petit Casino à côté, plutôt qu’à la boulangerie. Il est tenu par un couple de femmes homosexuelles fort sympathiques. Dimanche, lendemain de la manif, (elles avaient pu me voir aux informations régionales la veille puisque j’étais une des porte-paroles de La Manif pour Tous de Marseille), elle m’attendaient (j'étais en retard : beaucoup de commentaires à la sortie de la messe suite à la manif de la veille, grande fête,  !) avec mon pain (j’ai aussi beaucoup d’enfants) tout chaud ! Et le sourire ! Elles en ont assez de ce projet de loi, même si elles espèrent une amélioration de leurs droits. Mais ce qu’elles veulent avant tout, comme la plupart des couples homosexuels, c’est vivre en paix avec leur entourage, normalement ! Et elles accepteraient tout à fait une union civile qui leur ouvre des droits, sans en enlever aux couples hétérosexuels ! On n’appelle pas de la même façon deux unions distinctes ! On ne veut pas d’une loi qui divise ! On veut la paix ! Pour tous, du plus grand au plus petit…

 

Monsieur Binet : recevrez-vous les organisateurs de La Manif pour Tous ? Resterez-vous sourd aux grondements qui ne font que s’amplifier ? Informerez-vous en tout objectivité les députés ? Les laisserez-vous voter selon leur conscience ? Accepterez-vous d’entendre ceux qui ont des choses à vous dire ?

 

Et en conclusion, Monsieur Binet, je vous envoie ce magnifique cri de René Poujol : « expliquez-moi pourquoi» : http://www.renepoujol.fr/expliquez-moi-pourquoi/

 

Bon courage, Monsieur Binet, faites bien, TRES bien votre travail... Je vous en prie.


Réponse de M. Guy Teissier à une administrée

Madame,

Par un courrier électronique en date du 1er octobre 2012, vous avez bien voulu attirer mon attention sur la question du mariage homosexuel.

Je tiens à vous assurer que j’ai pris note de vos remarques avec la plus grande attention. Comme vous, je ne suis ni favorable au mariage de deux personnes du même sexe, ni favorable à l’homoparentalité, tout en étant farouchement opposé à toute forme d’homophobie. En effet, je suis de ceux qui considèrent que la cellule familiale repose avant tout sur l’union d’un homme et d’une femme, et qu’il est bon pour l’équilibre d’un enfant de recevoir à la fois l’éducation d’un père et d’une mère.

Aussi, c’est avec ferveur et détermination que j’entends m’opposer à un tel dispositif, si celui-ci est débattu dans l’hémicycle où j’ai l’honneur de siéger.

Je vous prie de bien vouloir croire, Madame, à l’assurance de ma considération distinguée.

Guy TEISSIER Député des Bouches-du-Rhône
Maire du 5ème Secteur de Marseille"

Réponse de M. Christian Kert à un courrier de l'AFC

Monsieur le Président ,

Vous avez bien voulu me faire part de votre opposition sur le projet de loi actuellement en préparation sur le mariage et l’adoption d’enfants pour des couples de même sexe .

Devant être présenté en Conseil des Ministres à la fin du mois d’octobre alors qu’il existe tant d’autres priorités pour l’avenir de notre pays , ce texte ne répond aucunement à une exigence d’égalité . En reconnaissant en tant que telle la communauté homosexuelle , le gouvernement actuel prend le risque d’ouvrir la porte à tous les communautarismes : politique , religieux ,culturels , ethniques …

Aucun dirigeant responsable n’avait jusqu’à présent remis en cause notre idéal républicain .

Si il est vrai que la demande est portée depuis de longues années , il était possible d’imaginer une amélioration du PACS et de prévoir une union entre personnes du même sexe sans le dénommer « mariage » . Comme il est nécessaire , de raison garder dans les droits liés à cette union . L’intérêt de l’enfant doit demeurer l’idée essentielle dans tout ce qui concerne les questions de filiation et d’adoption .

Le groupe parlementaire auquel j’appartiens a d’ailleurs crée un cercle de réflexion spécifique, aux travaux duquel j’ai tenu à m’associer .

Vous l’avez compris , je serai donc particulièrement vigilant lorsque le texte sera soumis à l’approbation du Parlement et qu’en l’état actuel des annonces faites , je m’y opposerai .

Je tenais à vous faire part de ma position et vous assure de ma meilleure considération .

Christian KERT

Député de la XIème circonscription des Bouches du Rhône

Groupe UMP

Réponse de Vincent Burroni à la lettre de K.

Madame,

J’ai bien reçu votre email par lequel vous me faites part de votre opposition au mariage pour tous et à l’adoption par des couples homosexuels.

Je ne partage pas vos inquiétudes et les nombreux exemples des pays ayant d’ores et déjà légalisé le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe tels que l’Espagne, les Pays-Bas ou la Suède prouvent qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Les motifs avancés pour réserver mariage et adoption au couple hétérosexuel sont principalement fondés sur la procréation et l’intérêt de l’enfant.

Dans le mariage civil, la procréation n’est pas une obligation mais une faculté dont certains couples hétérosexuels usent, ou pas. Si le mariage n’était destiné qu’à assurer la pérennisation de la société, alors il devrait être interdit aux couples infertiles ou trop âgés pour concevoir des enfants, par exemple. Il faudrait même imaginer de faire signer aux candidats à l’union un engagement à la procréation. Pour certains, le mariage constitue une reconnaissance juridique et sociale qui leur est nécessaire, sans même qu’il soit question de filiation.  Au-delà, plus de la moitié des enfants naissent aujourd’hui hors mariage sans que cela ne constitue une menace pour la cohésion sociale.

Quant aux droits de l’enfant, nous y sommes tout autant attentifs. Et c’est même dans l’intérêt de ces derniers que nous discutons aujourd’hui du mariage pour tous. Des dizaines de milliers d’enfants vivent déjà avec des parents – ou beaux-parents – homosexuels et  toutes les études montrent que ces enfants ne développent ni plus ni moins de problèmes psychologiques ou sociaux que ceux qui sont issus d’une union hétérosexuelle. En rendant l’adoption possible pour les couples homosexuels, nous permettrons à des dizaines de milliers d’enfants qui sont déjà là d’être adoptés par le conjoint de leur père ou mère ; permettant ainsi à l’enfant d’avoir deux parents. 

Le groupe socialiste, depuis longtemps, considère que l’ouverture du mariage aux couples homosexuels est un combat essentiel pour l’égalité des droits.  Les homosexuels, qui ont vécu – et vivent encore – des discriminations insupportables, ont des vies conjugales et familiales que la loi doit reconnaître à égalité avec celles des hétérosexuels. C’était notre engagement de campagne : les Français ont tranché en mai et juin derniers. Cet engagement sera tenu.

Je vous prie de recevoir, Madame, mes salutations les meilleures.

Vincent Burroni

Député de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône


Comments