Aider ses enfants à grandir HEUREUX

« Aider ses enfants à grandir HEUREUX et à construire leur PERSONNALITE »
Annick Boutin, 26 mars 2015, Aix-en-Provence


  1. Anthropologie de l’homme : L’homme fait pour le bonheur

Nous vivons aujourd’hui  une époque où le bonheur est recherché en grande partie dans la possession des choses et où la mesure ultime de l’éducation est  le propre moi et ses envies.

Or l’homme quand  il se trouve confronté à la mort, la souffrance, la maladie, la responsabilité éducative se pose souvent des questions sur sa capacité humaine d’exister, il se demande d’où il vient, qui il est et où il va…. Ces questions existentielles  le conduisent à vouloir poser un cadre éducatif plus nourrissant pour ses enfants.

La genèse, livre universel s’il en est, retrace des récits poétiques et mythiques à l’origine des grands monothéismes et  donne une anthropologie de  l’homme pleine de vérité sur ce qu’est l’homme. Dieu nous veut heureux avec lui. Cette anthropologie  chrétienne répond aux besoins fondamentaux de l’enfant et au développement intégral de sa personne.

L’enfant tire de cette filiation une dignité propre et doit être conscient de sa valeur, avoir une bonne estime de lui. Si l’enfant pense qu’il n’est rien, il perd toute ambition pour lui.

Notre rôle de parent est d’aider l’enfant à développer ses capacités en germe pour qu’il soit véritablement heureux. De l’histoire de l’Homme découle 3 grandes capacités : l’amour, la créativité, (travail, réalisation de soi) et  la recherche de la Vérité sur son être.

Nous voyons aussi que dès l’origine, la confiance en Dieu est rompue et qu’émerge l’idée que l’être humain puisse se passer de Dieu. Or l’homme n’est qu’une créature avec ses limites. Une éducation sans limite rend très difficile la liberté, elle va aliéner l’enfant car sa liberté est par principe limité par sa  nature.

La perte du divin chez l’homme engendre chez l’homme une souffrance, un sentiment  d’insatisfaction, une insécurité du fait de sa finitude mortelle qui le plonge dans une solitude insoutenable, et un sentiment de manque qui crée un vide que la personne voudra combler. La réponse à ce manque de l’homme s’il n’est pas comblé par Dieu, sera dans le déni et la tristesse ou l’agressivité et la colère.

2. Conséquence sur l’éducation des enfants

-        L’enfant exige ses limites en devenant agressif, en se mettant en colère.

-       Le manque, la frustration créent le désir. On ne doit pas combler ce manque uniquement par des désirs matériels, mais éduquer au beau, au vrai, au bon. Quand on comble par le matériel, on veut toujours plus, et l’enfant exerce sa toute-puissance sans limite. Il faut apprendre à l’enfant une certaine tolérance à la frustration, et l’apprentissage progressif du renoncement.

-        La souffrance permet à l’enfant de grandir, on ne peut le protéger totalement, c’est un service qu’on lui rend pour plus tard, d’appréhender cette souffrance, de surmonter l’abandon et la séparation.

-       Le renoncement : On ne renonce pas pour rien à quelque chose, mais pour une joie supérieure (ex. renoncer à la possession pour donner, ce qui procure de la joie)

-        Leur apprendre à aimer chercher la vérité : éducation de la conscience et du raisonnement, éducation à avoir un esprit positif par rapport à leurs erreurs, à ne pas se décourager.

-       Éducation à la liberté : La liberté est la capacité de l’homme à être orienté vers la liberté de sa volonté.

-        L’éducation aux vertus rend accessible le bien (ex. Le courage, pour obtenir un bien supérieur).  L’enfant né avec certaines qualités naturelles, celles qu’il n’a pas peuvent être remplacées par des vertus (une multitude de vertus existent et peuplent notre quotidien : joie, prudence, service, ordre, espoir, courage, courtoisie, attention aux autres, bienveillance, …) L’apprentissage des vertus est un service qu’on rend aux adultes qu’ils seront plus tard.

Conclusion

Ces orientations éducatives correspondent aux besoins fondamentaux de l’enfant qui sont l’attachement, la sécurité, l’amour, le besoin d’être actif et celui de découvrir.

La base de l’autorité doit être la confiance. L’autorité doit découler de l’amour et l’obéissance de la loi. Lorsque l’autorité n’est pas basée sur la confiance, elle se place sur le registre de la soumission, et crée des relations empreintes de séduction, menace, violence, révolte, peur. Les enjeux sont importants à l’adolescence car cela produit des enfants ou inhibés ou révoltés.

L’amour de la mère est par nature inconditionnel : Je t’aime quoique tu sois, je t’aime parce que tu es. Par distinction, mais sans être caricatural non plus, on pourrait dire de l’amour du père qu’il est conditionnel : Avec ce que tu es, tu peux. Le père a un rôle important dans l’estime de lui et dans le développement des capacités de l’enfant, car il montre des objectifs à atteindre.

Le bonheur est un effet secondaire. On ne peut pas le trouver, il est la conséquence d’un acte, d’une tension de l’homme vers ce qu’il est vraiment

 


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